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 La gestion des nappes phréatiques

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MessageSujet: La gestion des nappes phréatiques   Ven 22 Nov 2013 - 14:54

LA GESTION DES NAPPES PHRÉATIQUES


Tous les ans nous apportent leur lot de restrictions d’arrosages et de baisse des nappes phréatiques.
Je voudrais qu’on en parle : il faut qu’on m’explique.

I. Préambule :

Les nappes phréatiques sont à plusieurs niveaux et constituent notre réserve d’eau, élément indispensable à la vie.

On accuse toujours, les céréaliers de puiser exagérément dans ces nappes pour l’arrosage de leurs cultures, en faisant, ainsi, des boucs émissaires.

Il est curieux de constater que ce sont toujours les mêmes régions qui sont concernées. En effet, la nature de ces sols est perméable et ne conserve pas l’eau. Ces cultures doivent, donc, être arrosées fréquemment pour que les plans puisent leur eau entre deux arrosages.

La baisse du niveau des nappes est variable et, cette année, elles ont plutôt, remonté avec une pluviométrie plus importante.

Il faut, aussi, dire que nous sommes un peu responsables  de la situation :

Non pas pour cause de réchauffement climatique, uniquement, mais aussi, à cause de règles d’urbanisations qui me semblent incohérentes.

Soyons logiques :

- Quand un céréalier arrose ses champs, l’eau qu’il déverse sur ses cultures retourne à 91% à la nappe phréatique ; 2% est évaporé (c’est peu mais les arrosages sont, en général, le soir et les tiges hautes gardent les pieds à l’ombre) ; 7% est absorbé par les plans.

Outre le fait que les 7% sont indispensables, mais peuvent être réduits grâce à des variétés moins assoiffées, et que les 2% de la part des anges reviendront par les nuages, le problème des puisages n’est pas un problème de quantité mais de délai de retour à la nappe, fonction de la perméabilité du sol en épaisseur.
Puiser dans la nappe ne  l’affaiblit, donc, que provisoirement.

- Nos erreurs sont plus complexes et plus redoutables :
En effet, je veux parler en termes de surface de perméabilité.

II. Gestion des pluies :

La Nature a prévu l’arrosage des terres par les nuages. C’est comme cela que cela fonctionne.
Dans nos régions tempérées, les nuages ne sont pas avares et tant mieux.

Notre problème vient, me semble-t-il, de la gestion de cette pluie et des cours d’eau : De l’alimentation des nappes.

Nous avons une gestion que nous pourrions qualifier de « tout à la mer ».

C’est aussi la Nature, me direz-vous, à la différence près que cette gestion est celle du « tout à la mer » EN SURFACE. Et l’erreur est là.

Plus nous bétonnons, plus nous goudronnons, plus nous réduisons la surface de perméabilité que nous laissons à la Nature.

Là où le bas blesse, c’est que l’eau recueillie des bâtiments, gouttières et caniveaux est collectée par le réseau des « eaux pluviales » et envoyée à la centrale d’épuration la plus proche pour revenir dans nos robinets.

Ainsi, si une ville couvre 10 km² et qu’il a plu 50 mm pendant la journée, cela fait 50.000 m3 qui n’atteindront jamais la nappe phréatique !!!!, qui iront, par des canalisations, à la centrale d’épuration pour revenir à nos domiciles et finir en eaux usées.

Si vous multipliez par la pluviométrie annuelle et sur toutes les villes et villages d’une région, l’évidence est flagrante. Cette eau aurait dû se retrouver dans la nappe.

Cette pratique très répandue dans les grandes agglomérations et les métropoles où la surface pluviale est gigantesque, notamment pour des raisons d’ordre économique :
En effet, il coûte moins cher d’épurer une eau pluviale qu’une eau usée et le réseau potable est très étendu, ceci compensant cela.

Donc, n’accusons plus nos agriculteurs de ruiner nos nappes phréatiques, nous ne les alimentons plus avec nos villes, nos routes et autoroutes…

Dans les autres territoires, l’eau pluviale est absorbée par la terre et rejoint la nappe.

III. La logique voudrait :

- L’eau pluviale va à la terre. Elle alimente l’eau potable et d’arrosage ;
- Les eaux usées sont épurées et recyclées.


a. L’eau pluviale :

Des communes interdisent le raccordement des gouttières au réseau des égouts, et c’est ce qu’il faut faire.

Pour des raisons économiques, également, les habitations individuelles récupèrent l’eau pluviale dans des réservoirs encore trop chers, pour l’arrosage des jardins : cela va dans le bon sens.

C’est donc, la nappe qui devrait fournir notre eau de consommation, comme par le passé, du temps des sources et des puits… Le bon sens était naturel sans le savoir.

Il faut donc,

1° Construire des systèmes de perméabilité, par exemple avec des canalisations ajourées ou des puisards, afin que l’eau des villes rejoigne la nappe à 100%.

2° « Encourager » la récupération pluviale pour les utilisations extérieures, du nuage vers la nappe.

Dans certaines régions plus sèches, et bien avant que les réseaux n’existent, on construisait une cuve enterrée, puis on la fermait et on construisait la maison dessus.

Les eaux du toit rejoignaient la cuve et on ne manquait jamais d’eau, même en plein été. Les eaux lessivielles (du savon ou de la cendre) étaient épandues au sol, au champ ou dans la cours, et le sol se chargeait de filtrer cette eau peu polluée jusqu’à la nappe : 100 %.

En ville, dans une grande métropole française, les eaux du toit des immeubles rejoignaient une cuve sous combles et chacun avait une bombonne en verre avec un filtre au dessus de son évier, pour sa consommation.
Quand la cuve était vide, on ouvrait le robinet « de la ville ».

Aujourd’hui, on gaspille au robinet et on jette à l’égout.

Cette politique du réseau des eaux pluviales est à réviser : Elle est illogique et contre Nature. Elle obère les capacités phréatiques de notre sol. Et, une rivière phréatique qui s’assèche, c’est une cavité sèche, un effondrement de sol à moyen ou long terme.

b. Les eaux usées :

Ce circuit est bien rodé. Il est performant.  Pas grand-chose à ajouter.

Il ne doit concerner, réellement, que les eaux usées.
Il doit mener à un centre d’épuration, de purification et de redistribution.

On pourra choisir de remettre les eaux épurées au sol ou les réinjecter dans le réseau potable en complétant celui-ci par l’eau d’origine phréatique.

IV. Complément d’alimentation phréatique :

On peut améliorer encore, l’alimentation de la nappe phréatique par les cours d’eau, là où cela peut s’avérer nécessaire.

Comment ?

Le lit des cours d’eau absorbe une partie de son cours pour qu’il rejoigne la nappe. Les retenues et barrages, EDF ou non, contribuent à cette mission.

Ce lit est plus ou moins « poreux » en fonction de la nature des sols, de l’envasement et du limonage.

On peut accroître la perméabilité phréatique en augmentant les surfaces  de contact des eaux : Des champs d’épandage.

Cette pratique consiste à ennoyer quelques champs latéraux, à l’aide de barrages temporaires, permettant à l’eau de trouver des terres non saturées, non envasées et non-limonées, en hiver et au printemps.

Bien sûr, il va sans dire, que les paysans concernés n’y perdront pas puisque l’ennoiement de leurs terres apporte le limon, riche en déchets organiques et en minéraux, et nettoie le sol des anciens traitements et des vermines,  permettant l’implantation de cultures « biologiques » sans besoin d’aucun traitement nouveau ni engrais...

Il faudra choisir, pour ces bandes  ennoyées, des cultures qui ne demandent pas de semis précoces.

L’été, les nappes seraient suffisantes pour alimenter les arrosages éventuels sans soucis du niveau de prélèvement.

V. En résumé :

Nous avons appliqué des politiques de gestion de l’eau pluviale plus que critiquables qui ont amené la pénalisation de nos nappes phréatiques.

Il est encore temps, non seulement, de corriger le tir en revoyant les réseaux, mais également, de rattraper le retard en pratiquant l’épandage latéral des cours d’eau.

Et si EDF participait.. je veux dire, et si ces barrages produisaient un peu d’électricité en même temps ?????
Été comme hiver…..

Dans un barrage, la pression due à la hauteur d'eau "écrase" le fond et réalise une alimentation "forcée" des couches sous-jacentes; donc, alimente plus vite et plus profondément les nappes.

Là, Fauconmesplix... !!!
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