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 Hypnose, vrai ou pas...

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MessageSujet: Hypnose, vrai ou pas...   Ven 27 Fév 2015 - 15:00

L'HYPNOSE SPECTACLE OU MEDICALE


Parmi mes quelques vies, j’ai eu l’occasion de pratiquer cet art mystérieux qu’est l’hypnose.

Au départ, ce fut un coup de bluff que j’organisais avec ma fiancée pour les besoins d’une soirée entre copains où chaque couple devait préparer quelque chose.
Arrivés à la soirée, nous n’avions rien préparé du tout et avons improvisé une supercherie sachant que le but était d’amuser nos amis.
Nous avons, donc, installé deux chaises pas trop éloignées, dans le but d’y installer ma partenaire en « catalepsie » le moment venu.
J’avais demandé à Jacques, mon ex-batteur qui organisait cette soirée, de se tenir derrière mon « sujet » pour m’aider à la déposer entre les deux dossiers en cours de « numéro ».
Tout se passait bien, enveloppé de mystère, jusqu’à ce que je m’aperçoive que j’avais véritablement « endormi » ma fiancée, mais … également mon ami Jacques situé derrière.
Que ma « partenaire » fût consentante et de mèche avec moi, possible, mais Jacques non.

Autant vous dire que les plus étonnés ne furent pas les spectateurs.
J’ai mis quelques guillemets, plus haut, et expliquerai pourquoi plus loin.
Aussi, nous fûmes sollicités à plusieurs reprises pour ce qui faisait de nous des extraterrestres.

J’expérimentais l’auto-hypnose et l’hypnose de groupe avec des succès divers, mettant, ainsi, quelques nuances à mes super-pouvoirs. J’analysais et devenais plus précis.

Puis, en 1973-1974, je fus appelé sous les drapeaux et affecté à dans un hôpital d’instruction des armées de la région parisienne. Là encore, des amis venus me rendre visite, peut-être trop bavards, firent savoir aux responsables du foyer, que j’avais quelques talents de salons.

Lors d’une soirée dans ce foyer, on me demanda avec celle qui était devenue mon épouse, de faire un petit numéro d’hypnose : il y avait les incrédules, et les autres, car, une fois la première « expérience » réalisée, je me sentais capable d’ «endormir » toute la planète.

Puis, la suite de la soirée, que j’avais gentiment plombée, fut, heureusement,  dansante…

En fin de soirée, je fus abordé par l'aspirant Grégoire, étudiant interne, me donnant rendez-vous le lendemain : impressionné par ce qu’il venait de voir, il me demanda si je voulais bien participer à une expérience d’ordre médical.
Des expériences étaient déjà menées pour le dentaire pour soulager la douleur sans avoir recours à la chimie anesthésique.

Une réunion eu lieu au bâtiment « X » de l’hôpital où se trouvait le service d’obstétrique. Le médecin-chef du service, Mme le colonel xxx était présente et me demanda si je pouvais ôter ou diminuer la douleur de l’accouchement pour des patientes allergisantes aux produits périduraux (on en était aux débuts de la généralisation de cette technique à la xylocaïne) ou totalement réticentes à ce type de pratique.
Bien sûr, je ne savais pas. Il fallait essayer.

On me fit enfiler une blouse blanche et me présenta une patiente,  Agnès, 25 ans qui venait d’entrer, complètement paniquée à l’idée d’accoucher. L’équipe médicale la rassura et lui proposa mon intervention. Je fus franc. Elle accepta.
Le lendemain, le 12 janvier, un samedi, je devais me tenir prêt, bien qu’en perm ce week-end là.

A 10h, je fus appelé en salle de travail. L’intimité de la patiente était assurée par un arceau couvert et je commençais à l’assister.
Environ 45 minutes plus tard, le petit Marc était né et la patiente ravie d’avoir ce petit être de son être sur son ventre.

Le lundi, l’équipe médicale demanda à mon colonel de me laisser voir Agnès et son bébé pour la visite du matin. J’endossais à nouveau la blouse blanche et suivait la troupe soignante jusqu’au chevet.
Elle me remercia encore, mais…. il y a un mais… me dit qu’elle ne recommencerait pas, .... parce que « quelque part, je lui avais volé une partie de son accouchement, de la venue de son enfant ». Elle regrettait, puisque tout s’était bien passé, de n’avoir « rien senti » ou presque.

De nos jours, cet argument n’effleure pas les parturientes qui accouchent sous péridurale en grande majorité.

Je refusais, donc, de renouveler l’opération, choqué et vexé (mal à propos) de cette cinglante désapprobation.

Alors, quand la naissance de ma première fille fut d’actualité, il n’en fut même pas question, ni pour moi, ni pour mon ancienne partenaire.

L’aspirant, Grégoire, me recontacta après quelques jours. Il comprenait ma réaction mais ne comptait pas en rester là car, médicalement, il n’y avait pas eu d’échec.

Étant interne à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, il me proposa de venir « expliquer » à ses confères, les possibilités, les limites, les avantages, les inconvénients, de ce qu’il envisageait comme étant une alternative prometteuse à l’anesthésie traditionnelle:
J’acceptais mais, je ne ferai pas d’expérimentation, je ne viendrais pas faire un spectacle !

A cette époque – comme encore bien souvent dans les esprits – l’hypnose était vue comme une discipline de foire, truquée et bonne pour les crédules qui voulaient bien se laisser berner.

Je me retrouvais un soir de février 1974, dans un amphi de Saint-Antoine avec une trentaine de participants… ce qui est vraiment très peu par rapport au nombre de praticiens de l’établissement.

Je commençais cette "conférence" en m’excusant au préalable du caractère prosaïque de mes propos.
Heureusement, car je me suis fait écharper pendant un peu plus d’une heure par ces professionnels qui remettaient en cause, non pas l’hypnose, mais les termes employés comme « sommeil », « endormir », etc... me donnant les définitions médicales comme étant les seules crédibles et me rejetant au stade de fanfaron qui ne savait pas de quoi il parlait.
Grégoire, en prenant ma défense comme modérateur, ne fit que s’enfoncer et apparaître comme complice de mon inculture médicale. Il en souffrira, par la suite, dans son service.
Bref, un vrai fiasco. Je parlais à des scientifiques avec des termes de tous les jours… Quelle honte… ! La Nomenklatura avait statué.

Depuis ce soir de 1974, je n’ai plus exercé mon talent qu’en petit comité amical, puis ai arrêté totalement.

J’ai eu l’occasion de côtoyer Frank SYX dans plusieurs spectacles auxquels je participais pour un autre type de prestation, mais n’ai jamais conversé sur son travail, tant je le savais difficile. Le plus difficile restant l’incrédulité.

Je sais que de nombreux couples d’artistes de cabaret se sont essayés à cet exercice avec des comparses et des artifices, mêlant pseudo-hypnose et lévitation, et cela a fait énormément de tord à l’image de cette discipline.
Des escrocs, il y en aura toujours, et, aujourd’hui où la télévision nous offre des émissions à grand spectacle sur le sujet, j’avais besoin de vous faire partager cette anecdote.

L’hypnose, ça existe, ça marche, c’est subroger la volonté de quelqu’un par la sienne, mais cela ne peut se faire qu’avec l’ouverture d’esprit du recevant qui en accepte le processus. On ne peut pas aller contre l’inconscient.  Ce n’est pas de la sorcellerie non plus.

L’hypnose, quand elle est pratiquée par des praticiens sérieux et honnêtes, fait son travail dans le domaine comportemental, les addictions, partout où le mental commande au corps.

Alors, vous y croyez ?

Fauconmesplix….

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