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 Un autre regard sur la prostitution...

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MessageSujet: Un autre regard sur la prostitution...   Ven 11 Juil 2014 - 13:09

UN AUTRE REGARD SUR LA PROSTITUTION


Je ne veux pas ni fustiger cette profession, ni l’encenser,  juste vous livrer une réflexion issue d’une rencontre « très » lointaine avec l’une de ses représentantes, pour trouver un juste équilibre.

Personnellement, je n’ai jamais eu ni  le désir, ni l’occasion, ni le besoin de recourir à de tels services.

C’est donc, de manière neutre que j’amorce ce débat.

Cette profession est surnommée, à juste titre, le plus vieux métier du monde, même si, avant, ce n’était pas une profession mais une composante sociale de la société.
Chez les romains, les Égyptiens, les grecs, et autres civilisations, la société a toujours réservé une place à ce type de métier.

Anecdote:

J’avais 22 ans. Je m’occupais de « diriger » la chorale de la paroisse et de proposer des messes à la guitare : un pionnier, sans doute.  

Il n’y avait pas de messe le samedi soir, mais trois le dimanche matin. Nous animions celle de 11h30.

Nous étions trois musiciens - un clavier, une guitare et une batterie – et un quinzaine de choristes bénévoles.

Nous étions en février 1972 et la répétition du samedi soir s’était éternisée : Il était presque 1h du matin.

La ville était constituée par la réunion d’un village « vieux » (moyen âge), en hauteur, et un village de plaine, plus récent (XIX°) que le temps avait réuni et soudé en une même entité.
4 à 5 km séparaient les deux « centres » avec une église dans chaque bourg : une du XII° et une de 1960… J’avais chanté dans celle du XII°, dans la première chorale « A cœur Joie » comme soliste, et, dans la récente, que la musique plus  moderne prenait ses aises.

A la fin de la répétition, tout le monde rentrait chez soi (et moi chez mes parents) mais, les musiciens avaient encore, à démonter, ranger et remballer leurs matériels, soit une petite demi-heure de plus.

Une choriste d’une vingtaine d’année attendait. Elle venait depuis 3 ou 4 répétitions, mais n’avions jamais conversé d’autre que de 2° voix ou de diction.

Je lui demandais si elle attendait qu’on vienne la chercher.
A cette époque, une jeune femme de cet âge ne rentrait pas seule la nuit et la majorité était à 21 ans.

« Non,- me répond-elle – je suis à pied et j’attendais pour savoir si quelqu’un pouvait me remonter ‘Rue Haute’ parce que j’ai peur de rentrer seule et il fait froid. »
J’avais ma 2CV et lui dis que je pourrais la raccompagner ensuite, si elle pouvait attendre.

J’étais à 4 mois de mon mariage et en étais très heureux.
Donc, pas de soupçons sur ma démarche, SVP.

Ce qui était dit fut fait.

Sur la route, je m’étonnais que personne n’en prenne soin : Son père était décédé et elle vivait « difficilement » avec sa mère malade…. Elle travaillait dans un laboratoire de développement de pellicules photos, seule ressource de sa famille…
Elle me fit arrêter mon carrosse, suffisamment loin de chez elle pour que je ne connaisse pas son adresse….

Je saluais son abnégation qui, de surcroît, se prolongeait par la participation à l’animation des messes.

Et là… elle fondit en larmes….

Et, en me regardant, empreinte de culpabilité, elle me dit :
« Ne me jugez pas, s’il vous plait…. En plus, ….. je suis prostituée…. Oui, prostituée…. »

Je ne la jugeais pas et lui dis que sa vie était la sienne, et que parfois, cette vie n’apportait pas que des solutions avouables mais, qu’elle était seule juge face à sa situation.
Jésus avait tendu la main à Marie-Madeleine.
Si elle avait choisi cette manière, c’est qu’elle pensait qu’elle était la mieux adaptée pour la survie de sa mère et d’elle.

Elle se confiât davantage:

Avec cette « activité » nécessaire qui lui rapportait le double de son salaire, et étant « indépendante », non seulement elle arrivait à s’en sortir financièrement, mais elle avait découvert une face cachée du métier…. Que je vous livre :

Finalement, (pour se donner bonne conscience peut-être, ou simplement par ressenti), elle assimilait sa démarche à de l’assistance sociale : ?????

« Ces femmes méritent la Légion d’Honneur »..

Rien que ça !

« Vous ne savez pas ce que nous voyons :
Entre les timides, les frustrés dans leurs couples, les solitaires, les dégoûtés du couple ou de la vie, suicidaires….. nous avons un rôle d’écoute et de réconfort, d'amitié, dans la plupart des cas.

Le fait de payer les déculpabilise: Ils achètent un service, rien d’autre.
Ils ne sont plus coupables de rien. C’est un acte positif, pour eux, alors qu’ils vivent souvent dans le négatif. »

Sa maturité de jugement me surprenait. Je n’avais jamais vu cela ainsi.

Dans mon éducation, elles étaient des filles perdues, vicieuses, honteuses, sales, à proscrire, sataniques … bref, toute la panoplie du « bien pensant  pudique et puritain » de l’époque.

Elle continuait :
« Et je ne parle pas des personnes handicapées, mentaux ou physiques, les disgracieux, qui n’ont d’autres recours pour essayer d’assumer leur vie « normale » poursuivit-elle.

« Enfin, tous les viols, les violences conjugales et crimes sexuels que nous permettons d’éviter à la société, en canalisant et en assouvissant les pulsions des ces hommes malades de l’alcool, de la vie, du comportement… »

« Oui, nous servons la société, discrètement, puisqu’elle nous rejette… Mais, nous sommes là, nécessaires, indispensables comme dans toute société. Nous assumons les débordements pour lesquels la société préfère détourner le regard et condamner »…

« Alors, oui, peut-être pas la Légion d’Honneur, mais au moins la compréhension. »

Je restais stupéfait et déçu d’être passé à côté de cette vérité quelle exprimait si simplement.

Il était 4 heures… elle quitta mon emblématique 2CV, et je rentrais chez moi dormir... un peu…


La Société, bien pensante et, électoralement, respectueuse des « convenances », fait de cette profession, un mal nécessaire qu’il faut cacher et éradiquer, peut-être, tant il choque.

Peut-il exister une Société sans exutoire, sans elles ?

N’est-ce pas, plutôt, un bien nécessaire ?

Quand nos politiques votent des lois pour, tantôt punir les proxénètes, tantôt ces femmes, tantôt les clients, tantôt les maisons spécialisées, de quelle hypocrisie font-il montre ?

Quels risques prennent-ils sans le savoir, bien propres dans leur bulle de savon ?

Le vrai problème n’est pas là, je pense.

Je crois que, ce que vise notre société, c’est éradiquer le trafic de la drogue, son blanchiment, le crime organisé qui passe par ces légions de femmes ou d’hommes (il y en a aussi) « encadrés » par  ces réseaux qui ne sont que des esclavagistes.

Pourquoi ne pas respecter ce statut d’assistance sociale potentiel, l’encadrer officiellement et en priver les malfrats d’exercice, en protégeant cette profession qui ne demande que ça ?

Un statut social, professionnel, sanitaire sans préjugés et sans tabous.

Couper l’herbe sous le pied des mafieux….

Marthe Richard, avez-vous bien fait ?

Toute Société a besoin de gérer l’ensemble de ses membres, sans faire de tri sélectif…. Exister…Équilibrer….

Éradiquer l’esclavage et le blanchiment de la pègre, en ne les faisant plus passer par ces femmes, serait un progrès.

Aucune d'elles n’est vraiment volontaire, au départ. Puis, certaines en font une religion et servent la patrie…

Alors, S…., si tu lis ces lignes, tu sauras que ton message était bien passé et me hante depuis ce temps, jusqu’à ce que je le traduise aujourd’hui ainsi… Puisque tu n’es plus revenue aux répétitions, ensuite..ni à la messe « en bas »…

Je respecte, donc, ce métier. Comme les autres qui servent la Société.

Voilà, c’était juste une autre vision que je voulais partager.

Fauconmesplix..
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